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ESPAGNE

 

 

Mercredi 29 Octobre 2003 (J+18) (Vincent)

62 km Total : 1194 km temps nuageux + un peu de pluie
Depart a 2 bornes de la frontiere espagnole
Arrivee : pas loin d Agoitz (Espagne)

 

Le reveil sonne a 6h30. Je le snooze trois fois et a 6h48, je lance le reveil des braves.
Aujourd hui c LA grosse journee ! Nous sommes aux pieds du col que nous apprehendons depuis si longtemps ! A 8h15 c est parti, nous aimerions arriver en haut avant le dejeuner.
Apres quelques km, nous arrivons a la frontiere. Pendant que Baf tape ses derniers SMS a sa belle, Roro et moi faisons un petit tour pour photographier les douanes francaises. A notre retour 5 min plus tard, plus de Baf ! Nous le cherchons partout...en vain.
C est le debut d une course poursuite qui durera bien une demi heure (et en montee s il vous plait)... Baf avait cru que Roro et moi ne l avions pas attendu pour commencer l ascension. Finalement je demande a un automobiliste espagnol de stopper " mi amigo que tiene la misma bicicleta" et qui doit pedaler comme un furieux devant...
C est bon, nous sommes a nouveau reunis pour affronter la suite de l ascension...
Mon compteur oscille entre 6.5 et 7 km/h pendant toute l ascension. Je me bats comme un beau diable contre ce satane changement de vitesse qui fait des siennes depuis mon deraillage de la veille : pas moyen de changer de vitesse sans sauts de chaine et tours de pedale dans le vide intepestifs. Du coup, je reste a mouliner en 1-1 pratiquement tout le temps.
L effort est intense et les pauses sont les bienvenues !
Puis a 8 bornes du sommet, bonne nouvelle ! Roro s est plante dans ses savants calculs d ingenieur... il ne reste que 2 km ! Cette nouvelle nous donne des ailes pour finir d une traite. Apres une derniere cote interminable avec vent de face, nous sommes en haut ! La folie ! Pour feter l evenement, nous sortons le sauciflard (porte par Roro depuis le Soulelial) et nous dejeunons comme des rois dans un pur resto !
Au menu, spaghetti puis steack frites puis gateau de riz... pates, patates et riz en un seul repas... pas mal !
Les kilometres suivants sont un pur bonheur : faux plat descendant sur plus de 10 bornes en longeant une riviere avec un paysage bien sympa... la vie est belle !
Puis a 16h30 nous nous arretons pour acheter la bouffe de ce soir.
Pas de bol, nous ne sommes pas encore acoutumes aux horaires...16h30 c est en plein dans la pause dejeuner... le magasin n ouvrira qu a 17h.
Une fois dedans, le choix des produits est un calvaire : nous n avons plus nos reperes et plein de produits "de base" manquent.
La nuit commence a tomber. Faut vite trouver un endroit pour dormir. Apres qques refus, nous nous installons sous le minuscule auvent d une ecole... nous serons au moins a l abri de la pluie qui menace...
C'était sans compter avec ce satané vent ! Tres vite, il pleut sous l auvent. C est la merde, impossible de dormir dans cette mare... on fait cuire la bouffe...on verra plus tard pour planter la tente sous la pluie.
Puis, alors que nous avons perdu tout espoir, un homme survient de nulle part et nous ouvre l ecole ! Il a été prevenu (sans doute par des voisins) que trois paumes cherchent un toit pour dormir...
C est royal ! Alors que nous nous croyions perdus, on se retrouve dans une salle avec cuisine equipee et le must du must : une cheminee !
On s endort finalement au coin du feu, comme des bienheureux !

Bilan : Une journee vraiment intense, en efforts, en émotions et en évenements.

 

 

Jeudi 30 Octobre 2003 (J+19) (Fabrice)
Temps nuageux + pluie
60 Km Total : 1259 Km
Départ : Agoitz Arrivée : Eslava

 

Réveil à 06h30 comme tous les jours depuis le passage à l'heure d'hiver. Comme tous les jours Vincent snoozera 3 fois, comme tous les jours je serais le dernier levé.
Premier constat, toutes les affaires sont sèches grâce au feu. Deuxième constat, il a plu toute le nuit et il pleut encore, ce qui annule pour une bonne partie les effets bénéfiques du premier constat.
Le rangement est rapide et le petit déjeuner frugal (4 madelaines chacuns et peu de confiote). Vincent doit procéder à la réparation des pignons arrières de son vélo qui sont voilés (c'est une performance !) et se débrouille très bien seul d'ailleurs (cèst une autre perf, vu qu'il est à peu prêt aussi manuel que mon père qui demande à un électricien de lui changer une ampoule grillée -> et j'exagère à peine !!). Pendant que vincent se débat avec ses pignons, je range tranquilement ma remorque quand je vois un berger allemand s'attaquer à un pauvre chat érrant (qui nous a d'ailleurs tenu compagnie hier soir). Le combat est âpre et violent mais le pauvre chat ne fait pas le poid. Le maître tente mollement de s'interposer, et, évidemment, se fait griffer. Il laisse alors tout en plan et part. Mon sang ne fait qu'un tour, j'attrape ma pompe à vélo pour faire croire à un bâton et menace le chien qui lâche sa prise. le chien boite, la chat paraît un peu KO mais n'a pas de plaies externes. La maître revient enfin pour rembarquer sa sale bête. Nous sommes prit de pitié pour le chat visiblement mal en point. Nous les sèchons un peu, le carressons et lui donnons un peu de madeleine à manger. Nous le laissons à l'abri près d'une église en espérant qu'il s'en sortira.
Tout cela nous mis bien en retard et nous fonÇons pour Lumbier, nous arrêtons dans la fameuse "Foz de Lumbier" pour voir des centaines de vautours, et arrivons finalement vers 13h40 à Sanguesa où nous avons rdv avec mes parents venus à notre rencontre pour les vacances de la Tousaint. Ils arrivent en fait vers 14h30 et nous offrent le resto. C'est royal ! Nous leur comtons nos aventures, leur disons qu'il y en a marre de la pluie (nous en sommes tout de même à plus de la moitié de notre voyage avec de la pluie !). Nous nous réconfortons et nous réchauffons l'âme et le corps dans un bon resto assez pittoresque. A 16h50 (!), nous reprenons la route et roulons le plus longtemps possible pour enfin arriver presque à la nuit à Eslava. S'en suivent de longues minutes de palabres en Frangñol (ou EspaÇais, como tu quieres) pour faire comprendre à tout le village qui s'est rameuté que nous cherchons soit un champs où planter la tente, soit un toit pour poser nos sacs de couchage (et nous pas un garage pour planter la tente, comme certains semblent avoir compris, et oui notre Espagnol est exceptionnel !). Finalement, une dame appelle le proprio d'un champs où nous voulons nous installer (qui ressemble plus à une marre avec les pluies de ces derniers temps) et le convainct de nous prêter son garage. 1h20 pour trouver un toit, c'est une record ! La prochaine fois, nous nous y prendrons à 17h !
Enfin, nous avons un toit pour cette nuit, de la lumière et même des toilettes (à condition de ne pas être trop regardant sur la propreté), alors que demqnde le peuple, tout va bien ?!!

 

 

 

Vendredi 31 octobre 2003 (J+20) (Romain)
90 km Total : 1249 km Temps nuageux puis Ensoleille
Depart : Esclava Arrivee : Arnedo

 

Apres une bonne nuit de sommeil et un reveil a 6h30, nous parvenons a partir ce matin avant 8h00, c'est un record !! La matinnee est parfaite car apres un col plus facile que prevu (a 750 m) et des courses plus difficiles que prevu (c'est quoi ce pays ou il n'y a pas de calendos a 1€ !!!) nous retrouvons a Olite les parents de Baf qui nous offrent un cafe bien chaud !! Le must du must est qu'il fait beau lorsque nous repartons, nous pouvons quitter nos tenues d'"aversonautes" et apres deux jours ca fait du bien.
Nous dejeunons au grand soleil devant un panorama magnifique, ici seules les villes sont moches ... Sous l'euphorie du beau temps nous ne prevoyons pas la tombee de la nuit et nous faisons surprendre a 10km de Arnedo. Nous y arrivons finalement peniblement : nous sommes fatigues et Vincent a mal au dos. Nous y retrouvons comme convenu les parents de Fabrice qui nous fournissent notre denree vitale pour la nuit : de l'eau !! Il s'agit alors de trouver ou dormir, il est deja 19h30 !! A la recherche d'une pension dans la ville, nous perdons les parents de Baf. Nous les attendrons deux heures avant de repartir pour un camping sauvage (les pensions c'est nul). Ce temps n'est pas perdu puisque nous en profitons pour rencontrer la population locale: un groupe de Marrocains mais surtout des enfants (c'est Halloween) qui vont appliquer leurs lecons de Francais avec nous et nous fournir de magnifiques dessins.
A la premiere decharge venue nous plantons la tente : c'est plat, il y a de l'herbe et c'est un petit peu a l'ecart de la route. A 21h nous ne pouvons pas faire les difficiles. En moins d'une heure nous dormons tranquillement pour nous reposer de la journee la plus longue depuis le depart : de 6h30 a minuit.

 

 


Samedi 1er novembre 2003 (J+21) (Vincent)
44 km Total : 1293km
Temps nuageux puis pluie et vent, le tout en montee toute la journee
Depart : Arnedo Arrivee : Huertele

 

Journee tres difficile. Malheureusement, la meteo n est toujours pas avec nous. Aux eclaircies de 2 min succedent des averses de folie...
Du coup, apres 10 bornes atroces, on s arrete pour faire les courses. Le temps est tellement pourri qu on dejeune sous le 1er toit venu... a 11h30 !
Le reste de la journee est un calvaire. Malgré les paysages magnifiques (de petites routes sinueuses avec des peupliers aux couleurs mordorees dans la vallee), les conditions ont vite raison de mon moral : il pleut, on n arrete pas de monter depuis le matin et mon dos me fait un mal de chien ! Je peste contre tout et tout le monde et demande une pause toutes les 5 min pour soulager mon dos et me plaindre un bon coup...
Nous pousserons le suplice jusqu a 44km. La encore, c est la galere pour trouver un toit. En plus on pele de froid (altitude 1300m). Finalement, un mec tres sympa qui possede une grange avec du foin top confort nous propose de dormir... sous un minuscule auvent a cote de l eglise ! Decidemment, les espagnols sont sympas a condition qu on ne dorme pas chez eux...
Il fait tellement froid qu on monte quand meme la tente sous le auvent.
Avant de diner, nous faisons un tour au bar du village. Des vieux y jouent aux cartes avec une serie des annees 70 en fond sonore : un grand moment !
Puis notre melange riz pates vite englouti (ca caille) nous nous blotissons bien au chaud dans nos sacs de couchage... demain est un autre jour...

 

 

 

Dimanche 2 Novembre 2003 (J+22) (Fabrice)
50 Km Total : 1343 Km
Temps nuageux avec éclaicies
Départ : Huertele Arrivée : Soria

 

Réveil difficile sous la tente comme toujours. "Sous le tente ?" me direz-vous. Et oui car figurez-vous qu'on avait monter la tente sous le auvent hier soir, histoire de s'isoler un peu de froid cette nuit, étant tout de même à 1300 m d'altitude. En guise de petit-déjeuner, nous avalons quelques gâteaux secs, de la baguette avec de la confiture (s'il vous plaît Môôsieur !!) et les 15 Km qui nous séparent du haut du col de Oncala à 1454 m d'altitude. C'est dur, mais beaucoup moins que Ronceveau qui pourtant ne culmine qu'à 1057 m ! La descente qui s'en suit est jouissive, c'est la récompense de nos efforts.
Le ciel se dégage, de grandes étendues désertiques s'étendent devant nous, nous prenons notre temps et des photos avant d'arriver dans la grande ville de Soria, sans intérêt particulier à part son grand parc où nous déjeunons. Après le repas, nous dégottons un cyber-café pour donner nos premières impressions sur l'Espagne. Beucoup de mails auxquels répondre, des mails de nouvelles à écrire à la famille et à ma chérie en ce qui me concerne et un coup d'oeil sur le site pour lire le livre d'or et constaté que mqlheureusement, les photos ne sont toujours pas en ligne... (snif !). Tout cela prend eaucoup de temps et nous ne reprenons la route qu'à 17h45. Il est déjà temps de chercher un endroit où dormir. Pour cela, nous devons tout d'abord sortir de la ville en direction de "El Burgo". Nous suivons bêtement les panneaux qui indiquent "Burgos" avant de s'apercevoir après 3 Km que "Burgos" et "El Burgo" sont 2 villes distictes l'une de l'autre et pas du tout dans la même direction ! Nous rebroussons donc chemin, trouvons la bonne route et nous arrêtons au bout de quelques kilomètres au village de Golmayo où nous plantons la tente sur le terrain de foot municipal. Repas de pâtes vite avalé, il fait sommeil. Nous nous débattons quelque peu avec la tente pour y caser tout notre foutoir et puis c'est la délivrance d'un vrai bon gros dodo...

 

 


Lundi 3 novembre 2003 (J+23) (Romain)
80 km Total : 1523 km
Temps ensoleille
Depart : Golmayo Arrivee : Peñalta

 

Les ridicules petits bips de la montre de Baf ne nous reveillent pas ce matin, et nous partons donc a 9h30. La matinnee est parfaite (il fait beau, la route descent un peu et les paysages et les villes traversees sont sympas) jusqu'a ce qu'on realise que la ville prevue pour les courses n'a pas de tienda. La prochaine boutique est a 18 km et ferme un heure et demi apres !! Nous sommes donc partis en contre la montre pour chercher la bouffe, il n'y a rien de plus motivant !!
El burgo de osma nous acceuille finalement pour le dejeuner, apres notre plus grosse matinnee : 55 km !! La, deux constats s'imposent :
- il fait chaud et le soleil nous brule, c'est une premiere
- Nous devons absolument nous laver !!
Ces deux constats nous amene au programme de l'apres midi : se laver dans une riviere. Nous trouverons 10 km plus loin un charmant petit rio, a 7ºC (une riviere a 900 m d'altitude en novembre, c'est rarement chaud...). Fabrice plonge en tete, suivi de loin par Vincent et moi. Apres le decrassage et la lessive, il est temps de trouver notre "toit" pour la nuit. C'est chose faite avec le portique d'une eglise, que nous prete le maire d'un petit village. C'est perfecto, et on a meme le droit a un petit cafe chaud !!
Aujourd'hui l'Espagne nous a donnee tout ce qu'elle a : des paysages magnifiques, du beau temps et des gens sympas. Nous restons tout de meme souvent etonne de leur etat d'esprit : beaucoup s'approchent de nous a un metre, sans parler et nous scrutent en silence...La description faite dans asterix en Hispanie n'est pas totalement fausse !!

 

 


Mardi 4 novembre 2003 (J+24) (Vincent)
90 km Total : 1613 km
Temps ensoleillé
Depart : Peñalta Arrivee : Pedraza

 

Le principal objectif de la matinee est de faire secher notre linge lavé dans le "rio demasiado frio" la veille. Nous mettons donc en place nos "installations de romanos" : le principe est d accrocher trois couches de vetements (avec une technique de roulement des couches toutes les heures) a la remorque avec des sandows : les calecons et chaussettes virevoltent avec la vitesse, c est la grande classe !
Cet element mis a part, la journee est vraiment superbe :
Nous traversons des haus plateaux magnifiques au milieu des montagnes aux cimes enneigees, le soleil est radieux. Le seul hic : mon dos me fait encore sacrément mal...
Notons qu a force de ne penser a rien sur nos becanes, des airs de musique (souvent pas terribles d ailleurs) nous hantent le cerveau... Aujourd hui c etait le jingle de "jenny from the block" de Jennifer Lopez et l Aigle Noir de Barbara pour Baf... what a mix !
Le soir, nous sommes heberges chez un pretre (une premiere) a Pedraza, tres joli village medieval, avec un gros chateau, le tout perché en haut d une sacree colline (a deconseiller vivement aux cyclistes). Le jeune pretre (que se llama Juan Cruz) est tres sympa avec nous et nous fait meme faire une visite guidee du village...
Cette nuit encore nous serons bien au chaud... c est si bon quand il pleut dehors !

 

 

Mercredi 5 Novembre 2003 (J+25) (Fabrice)
68 Km Total : 1681 Km
Temps nuageux mais pas de pluie (!)
Départ : Pedraza Arrivée : Segovia

 

Depuis que les portables sont repartis pour le France avec mes parents, c'est ma montre qui fait office de réveil, et il est rare que nous l'entendions. Ce matin, une fois n'est pas coutume, c'est Romain qui avait hérité de la montre, et lui, il l'a malheureusement très bien entendu, le réveil ! Du coup, il prend un malin plaisir à nous réveiller à coup de lumière d'halogène dans la gueule cet imbécile ! Mais patience mon petit, la vengeanc est un plat qui se mange froid... Nous sommes vite prêts et le prère Juan Cruz nous invite à partager son petit-déjeuner. Nous discutons longuement, donnons nos premières impressions sur l'Espagne et les espagnols, apprenons qu'il a étudié la théologie à Paris, etc.. bref, c'est notre premièr vrai échange culturel. Ensuite, nous reprenons la route pour Sgivia à 37 Km de Pedraza, qui se fait sans problèmes majeurs sauf une bonne grosse côte qui nous fatiguera bien comme il faut.
L'arrivée à Segovia se fait du côté de l'Aqueduc que nous saluons rapidemment pour aller voir le plus vite possible où se trouve le camping à 5 Km de là. Nous trouvons porte close jusqu'en Avril (un peu tard pour nous...) Nous partonns ensuite pour la zone industrielle où se trouve la rédaction du journal local "El Adelantado de Segovia". En effet, le père Juan Cruz a un ami qui y travaille et qui veut faire un papier sur nous. Nous arrivons à 15h20, c'est l'heure du repas (jusqu'à 17h en Espagne), nous sommes bon pour revenir plus tard. Nous en avons marre, il est 15h30 et nous návons toujours pas déjeuner ni visiter la ville.
Le début de visite justement se fera bien malgré nous, à la recherche d'un resto qui serve encore son "Menú del dia", formule entre 6 et 8 €, seule entorse à notre budget que nous pouvons nous permettre. Chemin faisant, nous tombons nez à nez avec le père Juan Cruz, venu en ville pour une réunion. On tape la discute, il nous conseille un resto pas cher et quand il apprend que le camping est fermé, il appelle un de ses amis prêtre à Segivia, Jesús (Ça, on ne pouvait pas l'inventé !!), qui nous logera dans sa salle paroissiale ce soir, près de son église de San Frutos. Les resto de J.C (Ça non plus on ne pouvait pas l'inventer !) ne sert plus son menu du jour et nous finissons pas dégotter un fast-food local. Nous finissons par un petit tour à Alcatraz (ne vous méprenez pas, c'est seulement le château de la ville), après quoi nous retrounons au journal pour photos et inteview. C'est un peu folklo étant donné que la journaliste ne parle QUE le castillan (même pas un peu d'anglais) et que notre Espagnol est toujours aussi exceptionnel (!). Puis, nous allons à la paroisse où nous sommes très bien accueillis. Le temps d'engloutir un cassoulet en guise de dîner (pas terrible d'ailleurs ce cassoulet) et nous repartons avec nos vélos (sans remorque cette fois, le rêve !) pour faire un petit tour dans Segovia by night. C'est superbe (Cf. photos). Nous rentrons vers 00h15 au presbytère et nous couchons rapidement, nous sommes épuisés !

 

 

 

Jeudi 6 novembre 2003 (J+26) (Romain)
66 km Total : 1747 km
Temps ensoleille
Depart : Segovia Arrivee : Colmenar Viejo (30 km de Madrid)

 

Apres Segovia by night, nous sommes epuises et nous profitons donc bien de la matinnee. Apres tergiversations, nous avons choisi de passer aujourd'hui par le col de Navacerada, col de categorie 1, celebre dans la vuelta Española. Peu importe les douleurs aux genoux et dos, nous voulons savoir ce que nous valons !!
Ca commence assez mal puisque le genoux de baf le "titille" ce matin, nous faisons donc une longue pause course apres 10 km parcourru et avant de repartir sous le soleil a l'assaut du col. Le debut du col est assez facile et nous dejeunons a 10 km du haut, sans etre trop fatigue. Les difficultes commencent ensuite avec des lacets de route tres pentues, au millieu d'une magnifique foret de pins. La route se calme ensuite un petit peu et devient comme celle de notre premier col. Nous arrivons heroiquement en haut apres 600 metres de denivelle en 7 km et seulement deux pauses (en 1h30). Nous avons fait Navacerrada !! La haut, la route est bordee de neige et il y a une station de ski, cela nous parait irreel !! Notre recompense est un magnifique panorama, un bon chocolat chaud et 8 bornes de descente avec record de vitesse a la cle (70 km/h).
Jusqu'a Colmenar (30 km de Madrid), la route est plutot facile. Nous sommes sur place acceuillis royalement chez Maria, une amie de Supelec : nous avons le droit a un bon lit, une douche, un delicieux repas (tortillas, chorizo, etc.) et une discussion sympathique avec la famille. C'est la vrai Espagne que nous decouvrons !!
Nous nous couchons fiers, repus et fatigues ...

 

 

 

Vendredi 7 novembre 2003 (J+27) (Vincent)
50 km !!! Total : 1797 km
Soleil
Depart : Colmenar Viejo Arrivee : Colmenar Viejo !?!

 

Notre matinee est chargee : la maman de Maria nous a degoté une journaliste pour un article dans le canard du coin et sa belle soeur s est arrangee pour que nous puissions voir les enfants de l ecole primaire du quartier.
L interview se passe bien, meme si la journaliste, croyant bien faire, nous pose les questions dans un anglais encore plus approximatif que notre espagnol.
A l ecole, les enfants ne tiennent pas en place. Ils ont des tas de questions a poser et se ruent sur nous pour nous demander des autographes...interviews, autographes, c est dur la vie de star !
Il est deja 13h. Nous nous dressons sur nos fieres montures direction le Decathlon a 25km pour une revision complete des velos. C est la premiere fois depuis le depart qe nous lachons les remorques sur un aussi long trajet... c est fou comme le velo parait facile tout d un coup. Nous avalons sans forcer les 25km en 59 min... ca change des 12 a 15 de moyenne des derniers jours.
Cet aprem, au programme, visite de Madrid. A 15h30, voyant que nous sommes affames, Maria nous emmene dans un petit restau typique qui donne sur la "Plaza Mayor".
Le restau est exigu, on y mange debout au comptoir, des papiers et serviettes sales jonchent le sol, il y a une odeur de graillon, mais l incroyable c est qu au bout du compte on s y sent bien !
Nous y engloutissons la specialite locale, le sandwich au calamar. Nous accompagnons ce met de choix de "raciones" de patatas bravas et de patatas alioli, le tout arrose de cañas (biere pression).
Le reste de la ville est un peu a l image de ce petit restau : rien d incroyable au niveau des batiments mais l ambiance des petites rues est tres agreable. Nous passons devant des botuiques au nom amusant comme "el museo del jamon" et croisons des pubs pour une lessive du nm de "Colon" (qui lave sans doute moins blanc que blanc).
Pendant toute la visite, Maria nous sert de guide. C est incroyable car elle nous connait a peine mais est elle est vraiment aux petits soins avec nous... avec en prime un sourire et une bonne humeur inalterables !
Apres la visite, nous reprenons nos velos a Decathlon pour les 25 km retour de nuit... c est + dur... nous sommes bien fatigues...
Nous passons la soiree avec des amis de Maria. La plupart d entre eux fait partie de son club d athletisme.
Ils sont vraiment tres sympatiques et chaleureux mais meme avec toute notre bonne volonte, on a du mal a comprendre la teneur des conversations.
Vers 23h, direction Las Sevillanas (le bar du coin) pour y completer notre diner avec des tapas et quelques copas. On y decouvre de nouvelles specialites : des intestins de vache en sauce (callos), du hachis de boudin noir avec de l oeuf (revuelto de morcilla) et des coquillages (almejas).
Puis nous changeons deux fois de bar dans la nuit jusqu a 5h du matin. La regle est simple : on est oblige de boire dans chacun des bars... les amis athletes de Maria sont particulierement forts a ce petit jeu...
Vraiment une soiree inoubliable : les amis sont adorables et font tout pour qu on se sente bien a tel point qu a la fin de la soiree on se sent parfaitement integres a cette joyeuse bande. L alcool aidant, les mots d espagnol semblent revenir et nous passons vraiment une excellente soiree en leur compagnie !

Bilan de la journee : une veritable immersion dans une culture espagnole chaleureuse, accueillante et joviale : un vrai bonheur !

Remarque : on comprend mieux pourquoi l athletisme espagnol se porte mal...

 

 

Samedi 08 Novembre 2003 (J+28) (Fabrice)
0 Km Total : 1797 Km
Temps nuageux + pluie

 

Une fois n'est pas coutume, c'est moi qui suis le premier levé ce matin. Bon, d'accord, il est 11h30 du matin, mais tout
de même !! L'explication est simple. Je suis allé me coucher à 1h du matin, les autres ont continué à faire la java jusqu'à 5h et sont rentrés complètement torchés, Romain a même dormi 2h dans les toilettes au cas où. Après un petit déjeuner symbolique, Maria nous invite à un déjeuner avec ses amis. Après des courses conséquentes de chips, coca, schweeps, viande (boudin noir, chorizo, boeuf, lard) et vin en brique (Arrgghh ! pour le français que je suis...), nous allons dans la maison de WE de Maria. Et là, nous découvrons le "Cuba Libre" (appéritif) à l'espagnol. Nous mangeons et buvons beaucoup et de tout avec des mélanges parfois douteux comme le fameux Calimoucho (mélange de vin en brique et de coca -> super pour donner la nauzée et mal au crâne). Le seul problème, c'est que leur Cuba Lbre commencé à 16h n'en finit pas et nous réalisons qu'en fait, il fait aussi office de déjeuner et de dîner. Le tout est entrecoupé de jeux comme par exemple mimer des titres de films (vraiment très drôle, les amis de Maria fon preuve de beaucoup d'imagination). Nous ne participons malheureusement qu'à moitié car c'est parfois dur de tout comprendre (on a à faire à une bande d'adolescents espagnols parlant entre eux et à moitié bourrés, rappelons-le) et surtout car nous avons plus d'une semaine de journal électronique à rattrapper. Enfin, vers 2h semble s'annoncer la fin de la soirée. En fait, c'est le début de la 2è partie de soirée qui commence et va se passer dans un bar (et il semble être usuel qu'il y ait un 3è, voire une 4è partie de soirée). Nous badiquons et partons nous coucher, nous sommes
complètement morts et nous devons tout de même pédaler demain, ne l'oublions pas... !

 

 

Dimanche 09 Novmbre 2003 (J+29) (Vincent)
35 km Total : 1832 km
Temps Nuageux et pluie en fin de journée

 

Aujourd'hui est un jour de départ et comme tous les jours de départ nous sommes à la bourre et il nous est difficile de quitter le confort d'une maison. L'heure de départ est fixée à 13h00, afin de laisser la sympathique famille de Maria dejeuner tranquillement. Reatrd oblige, nous ne serons pret qu'à 14h00. En effet, en plus se preparer il nous faut finir le mail de mise à jour du site internet (journal de bord à taper sur ordi et photos à trier, qu'est ce qu'on ferait pas pour vous ...) mais aussi visiter un petit peu cette ville de Colmenar. Notre depart, accompagné de tout un comite composé d'amis et de la famille de Maria, se fait quasiment sous le soleil en direstion de El Escorial (Le Versailles Espagnol). Les premiers kilometres sont difficiles mais nous offre un super panorama. La suite a moins d'interet d'autant plus qu le ciel se couvre. Nous echouons finalement à Galapagar à 18h00. Le pretre de la ville est désolé : il ne peut nous offrir que une salle avec salle à manger(le garage) et sanitaires ...Le vraix hic est qu'il faut attendre 20h00 avant d'acceder au palace (il y a la messe). L'attente sous la pluie qui s'est mise à tomber est assez emm..... Je suis ennervé parce que je perd mes gants, Vincent a froid, Fabrice a faim et en plus le cyber cafe du coin a une connexion de merde. Nous retrouvons finalement tous les trois le sourire devant une bonne platrée de pates et nous couchons bercés par le bruit de la pluie sur le toit.

 

 

 

Lundi 10 novembre 2003 (J+30) (Vincent)
92 km Total : 1924 km
Temps pluvieux puis nuageux
Depart : Galapagar Arrivee : Camarena
(rien a voir avec la celebre danse de l ete de “Los del Ram”)

 

Reveil a 7h dans notre crypte...il pleut des cordes... on se rendort pour une bonne heure... A 9h15, on file vers El Escorial sous la flotte. Un superne monastère y trone a 1100 m d altitude : ca se merite un endroit pareil ! Apres une sacree cote (et un quasi-vomi), nous voila rendus ! ca valait vraiment le coup, meme si nous sommes lundi et que nous ne pouvons pas rentrer a l interieur... Aujourd hui, pas trop de relief, on en profite pour avaler les km avant le dejeuner (40 !). Notre carte indique maintenant une route pas top fun : un prolongement d autoroute sur 11km... la route sera encore moins fun que prevu puisque notre carte etant largement perimee, le prolongement s est depuis transforme en une « autovia » toute neuve. Seule issue, la « via de servicio », une route de terre qui longe l autoroute : l experience tourne vite au surf sur gadoue... tres amusant mais assez casse gueule. Finalement, apres un autre bon detour par une zone industrielle tres sexy, nous arrivons a Camarena. Nous tentons a nouveau la « technique du Parroco », jusque la fructueuse... Malheureusement, le pretre, un peu dur de la feuille, nous repond qu il n´a pas de travail a nous proposer... nous voila bon pour un camping sauvage de barbare dans le 1er « campo » venu. C est alors que Romain se fait accoster : « Salut ! ». L accent est familier au Roro, sans doute voisin de celui de Sartrouville... Alain vient d Argenteuil, et comme Roro il a fait Supelec ! Il est ici avec sa femme Maria pour les vacances. Ce couple franco-espagnol tres atypique et surtout tres sympathique nous invite a passer la nuit chez eux. Le repas est top (moules crues qui se mangent comme des huitres, chorizo, bon fromage...) et l ambiance delicieuse ! C est si bon de retrouver un bout de France une fois de temps en temps !

 

 

 

Mardi 11 Novembre 2003 (J+31)  (Fabrice)
Temps nuageux avec éclaircies
34 Km   Total : 1958 Km
Départ : Camarena   Arrivée : Toledo

 

Reveil a 07h45, debout a 08h15, comme d'hab. Nous avons droit a un bon petit dejeuner copieux, apres quoi ce sont les adieux. Un peu dur de quitter notre petit bout de France, mais nous sommes tres motives par la perspecive de voir Tolede, "la plus belle ville d'Espagne" au dire de beaucoup. Nous valons les 20 premiers kilometres d'une traite, apres quoi nous constatons que notre carte est vraiment obsolete. En effet, un belle autovia a remplacer la carratera que nous voulions emprunter. Nous sommes bon pour emprunter encore un fois une "via de servicio". Mais apres un km, cul de sac !! Ne sachant que faire, nous decidons de suivbre l'autoroute sur le bas cote, derriere la barriere de securite. C'est sportif, plein de detritus, mais ca passe !! Notre premier contact avec Tolede se fait par la gare. Elle est magnifique, nous la bombardons de photos. Apres avoir ttache nos velos, nous partons pour un tour fantstique en ville. Le plaisir de yeux est grand, cathedrale, eglises, synagogues, Alaczar et memes simples maisons se succedent et sont toutes plus belles les unes que les autres. A 18h15, nous revenons. Les velos sont toujours la, ouf !! Pedro, notre contact a Tolede est deja la. Il nous offre 2 bieres, le fluide passe tout de suite entre nous. Une fois rentre che lui, nous avons droit a la totale : douche chaude, vrais lits, etc... A 21h30, Ester, sa copine, rentre. Le diner est succulent (tortilla, porc, saucisses, etc). Nous discutons longuemente et n'allons nous couches qu'a 23h30.

 

 


Mercredi 12 Novembre 2003 (J+32) (Romain)
15 km !!! Total : 1973 km
Temps nuageux avec eclaircies
Depart : Tolede Arrivee : Burguillos

 

Apres une bonne nuit sur des matelats bien au chaud et un petit dejeuner royal, nous partons ce matin faire un dernier tour dans Tolede. La ville est toujours aussi magnifique, et nous nous perdons avec plaisir dans les ruelles escarpees abritants des merveilles architecturales (Pas mal la phrase !!). Pour le dejeuner nous retrouvons Ester dans une cafetaria proche du boulot de Pedro. C'est l'occasion de discuter une derniere fois avec elle autour d'un bon repas. Malheureusement, Pedro est surcharge de boulot et ne peux nous rejoindre. Nous ne ferons donc des adieux qu'a Ester avant de repartir a velo. Les ultimes preparatifs ayant evidemment ete plus long que prevu, il est deja 15h30 lorsque nous partons... Notre premier objectif est d'aller admirer la magnifique vue de Tolede depuis le perif. Une grosse cote y mene mais ca vaut le coup. nous sommes emcore une fois epoustoufles par le ville. Il est 17h30 lorsque nous croisons le premier village en sortie de Tolede. Celui possede une sorte d'aire de camping. Malgre le nombre ridicules de kilometres effectues nous nous y installons, enfin dans notre tente cherie, sur du dur et au froid (ca faisait longtemps) !! Ca fait du bien de retrouver son petit chez sois ...

 

 


Jeudi 13 novembre 2003 (J+33) (Vincent)
102km Total : 2075 km
plutot beau temps
Depart : Burguillos Arrivee : Fernan Caballeros

 

Lever difficile malgre notre beau reveil tout neuf : je suis un peu malade et j ai transpire tout ce que je pouvais cette nuit: mon "saco de dormir" est trempe! En plus, le ptit dej sera plus frugal que prevu :une sale bete nous a pique un morceau de pain sous l abside pendant la nuit => a noter pour + tard : toujours tout sceller dans les remorques ! 10h30 : c l heure du depart pour les flemmards que nous sommes devenus avec tout le luxe de ces derniers jours... il va falloir remedier a tout ca ! Tres vite, la journee s annonce bien. Sur notre chemin nous trouvons un "Intermarche los mosqueteros". Nous nous ruons dans le supermarche d apparence familiere ! C la fete, pour la 1ere fois depuis l espagne nous trouvons nos produits fetiches, meme un bon camembert de Normandie qui fera notre bonheur pour le dejeuner ! Niveau velo, ca commence assez dur (avec meme un petit col avant le dej) mais tres vite les elements sont avec nous : le vent nous pousse a plus de 21km/h de moyenne sur la journee ! Pour dormir, cette fois-ci, l option de la paroisse du village ne fonctionne pas. Qu a cela ne tienne,direction un champ d oliviers pour y planter la tente.Il est deja tard et ce soir on a du boulot ! Il faut ecrire notre 1er article pour le prestigieux mensuel de Sartrouville... l inspiration ne devrait pas manquer !

 

 

 

Vendredi 14 Novembre 2003 (J+34) (Fabrice)
Nuages.
59 Km   Total : 2136 Km
Départ : Fernan Caballero   Arrivée : Argamasilla

 

Ce matin, nous avons reussi a nous lever "relativement" vite. Mais c'etait pour constater qu'il y avait du brouillard et que par consequent, la tente etait trempee. Nous avons mal dormi, le sol etait trop dur comme si ca avait ete un rocher. Tout cela nous met dans d'excelentes conditions mentales pour la journee, comme vous pouvez vous l'imaginer ! Il nous faudra 2h pour plier le bivouac et faire un peu secher la tente sous le pale soleil de Novembre. Les nuages commencent a arrives, nous partons en hate. Nous tracons jusqu'a Ciudad Real ou nous trouvons un Cyber-Cafe. Un coup d'oeil sur le site, 3 jours de journal a taper et un article pour le journal municipal de Sartrouville... tout cela nous prend 2h. Nous ne dejeuner qu' 15h30, apres quoi nous faisons le trajet d'une traite jusqu'a Argamasilla de Calatrava. Nous cherchons en vain le pretre, puis nous tournons vers la mairie. les dames de l'accueil sont adorables et vont passer plus d'une heure pour nous trouver un toit pour la nuit et une edition pour chacun de Don Quichotte. La journee a mal commencee, a continuee encore plus mal avec une grosse migraine pour ma part et mal aux 2 genous, mais semble finir bien. Finalement, nous logeons sous le auvent du gymnase municipal, ou nous escorte la police locale. Nous avons de l'eau, une douche chaude, les nouilles chauffent... tout va bien !!

 

 

Samedi 15 Novembre 2003 (J+35) (Romain)

47 km Total : 2183 km
Temps nuageux puis pluvieux
Depart : Argamasilla Arrivee : 20 km de Fuencaliente

 

Tels trois clodos, nous avons dormis cette nuit sur un carton, en sortie du polideportivo. Les derniers sportifs sortants nous ont regarde d'un drole d'air mais bon ... Ce matin nous sommes plus tranquilles. Nous partons vers 09h30, sous un ciel qui decouragerait les plus optimistes et avec un vent de face violent. Nous avancons donc doucement, la tete rentree dans les epaules, a 16km/h, dans un decor assez lugubre. La pluie se met ensuite a tomber. C'est l'occasion de sortir nos combinaisons de pluie : un vrai bonheur ! Le programme suivant est un desert de 40 kms avec trois cols, jusqu'a Fuencaliente. Nous y partons un peu naivement vers 11h30, sous la pluie, le vent et sans nourriture.. Au bout de une demie heure et 2 kms, nous devenons plus realistes. Une fois n'est pas coutumes nous faisons demi tour (sur les fañeux 2 kms !) et nous engoufrons dans le premier resto venu. Nous y trouvons un Espagnol qui a vecu 22 ans en France. On comprend pas tout ce qu'il dit sauf quand il nous offre des Mahou (kro locale) accompagnees des inevitables tapas. Pas mal l'apero ! Alors que la pluie redouble dehors, nous enchainons sur le dejeuner : des miguas (specialite locale : une espece de semoule avec du poisson, des saucisses, etc ....) accompagnees d'un vino tinto que nous aurons a moins que moitier prix ! Nous avons en effet sympatiser avec le serveur, qui nous joue de la guitare et nous presente son cousin apres le dej. Celui a vecu 1 an et demi a la rochelle et nous offre evidemment une biere (ca fait 1 litre de biere et un tier de bouteille chacun mine de rien). Nous nous laissons berce par l'ambiance et la pluie qui continue de tomber dehors... Vincent joue de la guitare, je lis des journaux (c'est genial ca parle que de foot) et nous acceptons plus ou moins la proposition de dormir chez le grand pere... Alcool, betise ou inconscience ?, a 16h45, nous decidons de tourner le dos au confort du resto. Nous ne sommes paaaas au club med, on ne peut pas se permettre de glander toute une pres midi !! Nous repartons donc affronter les elements. Notre parcours est epique, nous sommes sous la pluie, face au vent a traverser cette region montagneuse et desertique je le rappelle. Dans les descentes, la pluie fouette notre visage et nous fermons quasiment les yeux ... Au bout de 17 km nous partons vers une grange isolee demander un abris : nous n'en pouvons plus et nous sommes trempes. Le fermier nous acceuille pour la nuit dans la grange ou dorment les moutons ... il n'y a jamais vraiment de hasard ...C'est la premiere fois que nous sommes aceuilli chez a particulier a qui nous ne sommes recommande depuis l'Espagne : L'Espagne du sud serait elle comme promie plus acceuillante que celle du nord ? Quoiqu'il en soit nous mettons des vetements secs (merci la remorque etanche) et acceptons avec plaisir de venir se rechauffer au feu. Nous resterons pres du feu pour notre cuisine et notre dinner, a discuter avec les proprios : ils possedent 300 vaches, 600 hectares de terre, mais n'ont pas l'electricite courante !! (nous sommes au millieu d'un desert, je le rapelle pour ceux qui ne suivent vraiment pas !) Nous nous couchons finalement, repus et fatigues, sous les bêêê des moutons ...

 

 


Dimanche 16 novembre 2003 (J+36) (Vincent)
92km Total: 2275km
pluie et brouillard puis nuageux
Depart : une ferme a 20km de Fuencaliente Arrivee : Bujalance

 

7h15 : les "Magneaux du Monde" qui partagent notre gange "meeeeeelent" tant qu il peuvent ! Y a pas de Meeeeeee ! Du coup, nous sommes deja debout depuis belle lurette alors que notre reveil couine un "bip-bip" ridicule...

Nous avons bien dormi mais la motivation laisse a desirer : il faut remettre nos habits trempes de la veille en prevision de la nouvelle pluie qui menace... ouh que c froid !

Une fois sur nos engins, ca commence dur : une serie de 3 "petits cols" (3 tres grosses cotes quand meme) dans un sympathique brouillard pluvieux...le panard !

Arrives a Fuencaliente pour le traditionnel achat de bouffe, impossible de trouver une tienda ouverte... c vrai, nous sommes dimanche ! Apres avoir erre sans succes dans les rues du village,une petite vieille adorable a pitie de nous et fait jouer de ses relations pour faire ouvrir, juste pour nous, l epicerie du coin. On a la bouffe...l essentiel est sauf !

Pour le dejeuner, nous "poussons" 20 km + loin. Pour ne pas peler de froid, nous experimentons une nouvelle technique : on prend une "cerveza" dans un bar et on se goinfre comme des gorets avec nos sandwichs achetes a l avance: la technique est bonne, a garder !

Puis la pluie se retire petit a petit et on commence enfin a prendre un peu de plaisir a rouler... d autant + qu on doit se rendre a Montoro a 35km, ville situee 400m + bas(en altitude): une descente a 7 pour cent sur 5 km me donne l occasion de m adonner a de nouvelles experiences : j apprecie les joies du 69 (km/h bien sur) a velo !

Notons au passage que nous venons de changer de province : nous sommes passes en Andalousie. Les champs d oliviers s etendent de toutes parts a perte de vue... superbe !

Arrives a Bujalance (92km) nous sommes crames mais bien decides a tout faire pour ne pas planter la tente: la pluie abondante de ces derniers jours a rendu les champs completement impraticables. La tache s annonce difficile, le village est peu accueillant : une sorte de "kekeland" ou se succedent les voitures de jackys avec la techno a fond. Malgre cela, accompagnes par un groupe d enfants, nous arrivons a retrouver la piste de la maison du cure. Le resultat sera bien au dela de nos esperances : le jeune cure du nom de Juan Diego nous accueille dans la maison qu il partage avec sa mere : ils se taquinent beaucoup... un vrai petit couple ! Nous avons droit a un acces internet gratos dans l ecole privee d a cote, au linge lave et seche par la maman du cure, une bonne douche et des lits douillets... En contrepartie, nous ne nous sentons pas la force de refuser d aller a la messe (maman,j ai pense a toi !)... Le pretre, vraiment accueillant, a l ecoute et completement dans son temps (bref, un super pretre !) nous propose meme de regarder un film pendant le diner : sa collection de DVD americains est impressionnante... apres concertations, notre choix se porte sur "XXX" (je rassure tout le monde, c'est un film d action) ... Assez deconcertant ! :o)

 

 

Lundi 17 Novembre 2003 (J+37)  (Fabrice)
Beau temps !!
61 Km   Total : 2336 Km
Départ : Bujalence   Arrivée : Valchillon

 

Pour une fois, le reveil se fait en douceur, avec le chien du pere Juan Diego qui vient squatter mon lit :-) Nous devons de toute maniere nous lever, nous voulons arriver tot a Cordoue pour pouvois visiter la ville tranquillement. Nous prenons un copieux petit-dejeuner au troquet du coin avec Juan Diego, apres quoi, c'est deja l'heure des adieux. Nous faisons bien, aller, 150 m avant de faire notre premiere halte de la journee. En effet, avec le pluies de ces derniers jours, les bicyclettes ont besoin d'etre un peu bichonnees. Au programme, reglage de derailleur arriere pour Romain et moi, et graissags de chaine pour tout le monde. En 1/2 h, nos velos sont comme neufs (ou presque) et nous repartons. Nous faisons alors bien, voyons voir, 2 Km (!!), avt que je ne m'arrete de nouveau. En effet, ma remorque fait un boucan d'enfer, et ca empire d'heure et heure, Sur le route de qualite mediocre sur laquelle nous sommes, ca fait pleins de vibrations et ca devient rapidemment insuportable. Trois arrets et auant de tentativtes de trouvage de ou cc'est que ca vibre donc, je m'avoue vaincu et decide de reparer le probleme le soir, pour ne pas plus nous retarder. La route est superbe, le paysage passent de vallonnes avec des champs d'oliviers, a plus plats avec de terres fraichement retournees, etc... Comme d'habitude, et malgre les moqueries de Vincent et Romain, je prends de multiples photos. L'arrivee sur Cordoba est longue. En fait nous arrivons par les collines de l'Est, mais nous longeons la ville sur le hauteurs et rentrons par le Sud, le cote historique de la ville. Avt tout, nous appellons a une adresse que nous a laisse J. le matin, pour que nous puissions dormir en ville ce soir. C'est complet. Nous sommes bon pour essayer les paroisse ce soir. Apres avoir attache les velos, nous commencons a visiter le ville par la recherche d'un dejeuner. 3 bocadillons/personne plus tard, la vraie visite commence. Nous visitons la cathedrale (6,5 Euros l'entree par personne tout de meme !) mais ca vaut le detour. Le contraste entre architecture de Mosquee et architecture de Catehdrale, le tout dans un seul et meme edifice, est saisissant et etonnant. C'est de toute beaute. Nous flanons aussi dans l'ancien quartier juif (ou se trouve la cathedrale-mosquee, cherchez l'erreur !), mais le reste de la ville est decevant. Globalement, nous restons un peu sur notre fin quand meme. A 19h, nous essayons plusieurs paroisses, mais sans succes. Nous avons perdu du temps en attendant la fin des messes, et en vain en plus. Nous sommes bon pour sortir de la ville, de nuit, ce que nous detestons le plus. Pas un champs qui ne soit cultive ou fraichement retourne a l'horizon, c'est la merde. Enfin, a 21h30, nous appercevons un hameau. Nous y trouvons une eglise abandonnee avec un large auvent. Alleloujah !! En fait, c'est une propriete privee. Mais apres negociations avec un des co-prpietaire, nous pouvons enfin nous installer. Nous sommes epuises. Le diner est vite avale. Nous nous endormons sans demander notre reste, en esperant tout de meme que l'autre co-propietaire ne viendra pas nous demander des comptes en pleine nuit...

 

 

 

Mardi 18 Novembre 2003 (J+38) (Romain)

120 km !!!!!!!!!   Total : 2456 km

Beau temps
Départ : Valchillon   Arrivée : Brenes

 

Le reveil sonne ce matin a 07h00 (!!), nous sommes motives. A 7h50, nous sommes debout pour nous preparer et decouvrir que le temps ert toujours aussi beau. Nous partons finalement vers 9h00, en direction de Seville. Les premiers kilometres sont valonnes mais tres vite nous rejoingons une tres grande plaine, propulses par un ford vent de dos. Les kilometres defilent donc tres vite. Les conditions sont optimales : soleil, pas trop chaud, vent de dos, pas de montee ... Notre vitesse moyenne sur la journee est de 22 km/h. Cela nous laisse tout de meme le temps d'admirer le paysages. Nous sommes passes des colinnes de champs d'oliviers, aux plaines de terre retournee, de champs d'oranger ou de coton. Nous en profitons pour chipper quelques kilos de delicieuses oranges et regarder les engin de recolte du coton : dire que si le mec qui a invente cette machine etait né plus tot, on pourrait pas ecouter de jazz !! Comme on peut l'aprecier par cette pensee, notre reflexion est intense. C'est en tout cas un vrai bonheur de rouler dans ces conditions. Nous arrivons a 25 kms de Seville pour trouver un cyber et notre logis. Nous arrivons sur la place de l'eglise en sortie du cours de cathé. Nous sommes entoures d'une cohorte d'enfants plutots sympa et qui nous font chacun des dessins (ils veulent tous être footballeurs ... Le pretre du coin est sympa lui aussi mais ne peut nous acceuillir. La chance est cependant avec nous : une prof de cathé, voyant notre desarrois et voyant aussi que nous sommes de bon gars, nous propose son garage pour la nuit. La journee est donc decidemment parfaite, nous avons reellement de la chance !! La dame en question nous offre un bon cafe et nous propose memede la tortilla au pommes de terre avec de la soupe : le panard. Avant cela, un tour au cyber s'impose, histoire de donner des nouvelles a nos aficionados. J'en profite pour remercier les courageux qui liront cette phrase, cela nous fait reellement du bien de se sentir suivis !!

 

 

 

Mercredi 19 novembre 2003 (J+39)  (Vincent)
42 km Total : 2498 km
Temps ensoleillé
Depart : Brenes -> Visite de Séville -> Arrivee : Dos Hermanos

 

Ce matin, difficile de se lever de nos sacs de couchage : les matelas consentis par Loli Vargas, notre hote, sont bien trop confortables ! Cependant, a 8h30, Loli nous reveille timidement... elle ne voudrait pas nous deranger mais nous informe qu il faudrait sortir du lit si on veut deguster chaud le bon petit dejeuner qu elle vient de nous preparer ! Petit dej typique : tartines grilles avec au choix huile d olive, pate de thon ou mortadelle. Nous nous delectons finalement de bonnes tartines d huile d olive + sucre : tres dietetique et surtout delicieux... l Espagne me plait de plus en plus !

Aujourd hui, au programme, c est la visite de Seville... ca promet d etre top, le beau temps est au rendez vous. Apres 25 km et un dejeuner rapidement engloutis, c parti pour les choses serieuses : la cathedrale (desole Nelson, le remix de la pub 406, ce sera pour une autre fois) et l Alcazar. La cathedrale est superbe, peut etre un tout petit peu trop chargee a mon gout mais superbe ! La "giralda", le clocher, un ancien minaret piqué aux arabes, nous offre une magnifique vue sur toute la ville ! Puis apres un raffraichissement dans le barrio Santa Cruz (merci pour le tuyau Alexandra), direction l Alcazar : la encore la base de la construction est arabe : ca fait penser aux merdersas (ecoles coraniques) du Maroc. Si l interieur du chateau est tres beau, le parc est carrement incroyable ! Je suis completement seduit par ce lieu enchanteresque ou se melent les couleurs vertes, oranges, bleues, roses des fontaines, orangers, batiments, ciel, palmiers et autres arbres majestueux (dans le desordre). C est mortel ! Je resterais bien la des journees entieres a flaner ou simplement lire un bouquin sur un banc a cote d une fontaine... Je ne suis pas le seul a apprecier l endroit : de nombreux artistes peignent leur toile de tel ou tel recoin du parc : ca ajoute encore un peu a la magie du lieu... Les bonnes choses prennent rapidement fin... il est 17h30, l heure de s extirper de la grande ville majestueuse et de trouver un endroit pour dormir. Comme toujours en sortie de grande ville, la route jusqu a Dos Hermanas (17km) de nuit est super dangereuse. Une fois arrives a bon port, la piste du curé nous mene finalement a une auberge gratos pour "la gente de paso" : nous dormirons avec un clodo qui pue le cigare a 100m et partagerons notre riz avec un paumé de passage. La tele nous indique que les espagnols ont laminé la Norvege au foot... ils devraient encore etre de bonne humeur demain ! :o)

 

 

 

Jeudi 20 Novembre 2003 (J+40)  ( Fabrice)
87 Km   Total : 2585
Beau temps
Départ : Dos Hermanas   Arrivée : Arcos de la Frontera

 

Le réveil sonne à 07h45, aujourd'hui, c'est grasse mat' :-) A 07h55, un flic municipal vient nous réveiler. Nous sommes vite levés et péparés, le petit déjeuner est prit ds la rue : galette avec confiotte et oranges. J'ai un gros coup de blues ce matin, sans doute parce quer ça fait une semaine presque que je n'ai pas de mails de ma Chérie... ah, Amour quand tu nous tiens ! Je n'avale presque rien au petit-déjeuner, puis c'est le départ. Petite arrête pour faire les courses au bout d'un quinzaine de km, j'en profite pour dégotter un cyber et regarder mes mails... enfin des nouvelles, ça va beaucoup mieux du coup !. Nous ne déjeunons qu'après avoir fait notre "quota" de 40 Km dans la matinée (NDLR : notez comme notre est passé de 30 à 40 Km depuis quelques jours !) L'après-midi; le relief change radicalement. Nous passons de la quasi-plaine aux collines bien pentues et les km sont d'autant plus dires à faire. C'est fou ce qu'on perd vite l'habitude des côtes ! A part ça, les km défilent avec une certaine monotonie jusqu'à Arcos. Petite bourgade à flanc de colline assez jolie, pleine de charme mais pas du tout faite pour les vélos ! La pente moyenne des rues doit être au moins à 8 ou 9% !! Nous nous rechargeons en eau et partons en direction du Sud. Après 3 Km, nous appercevons une superbe maison abandonnée avec vue sur le château et l'église d'Arcos, en face de la vallée. Ce sera notrehôtel pour ce soir. Nous projettosn de dromir sur le toit, à la belle étoile, pas mal pour un 20 Novembre (!); ,ous pouvez faire la même chose en France ? Si Vincent arête de jouer avec le réchaud (déjà 2 fois qu'il râte l'allumage !) et se décide enfin à l'allumer, peut-être même qu'on aura des pâtes cuites et chaudes ce soir... Luxe !!

 

 

Vendredi 21 Novembre 2003 (J+40) (Romain)

77 km Total : 2663 km

Passage du beau temps a nuageux
Depart : Arcos de la frontrera
Arrivee : 20 km de Algecira


Hier soir la soiree a ete parfaite : petit apero (bieres, olives et cahuetes), jeux de carte, et endormissement a la belle etoile sur le toit de notre ruine avec vue sur Arcos (magnifiquement eclairee) et sur les etoile. Le reveil est moins glorieux, nous sommes en effet completement trempes par la rosee (en tout cas l'exterieur des sacs de couchages). Apres les preparatifs d'usage nous repartons sur la route. Comme hier apres midi celle ci est vraiment valonnee. On ne s'attendait pas a ca en Andalousie. On se croirait en Suisse : il n'y a plus de palmier a l'horizon, seulement quelques vaches en train de brouter de l'herbes bien grasse. tout comme hier, ils ont mis sur la colinne la plus haute et la plus raide la plus grosse ville : Alcala. Nous ne tombons pas une nouvelle fois dans le piege et passons a cote. Apres alcala, il nous faut traverser la reserve naturelle en passant par la seule route, une carratera assez desagrable car tres passante. Pour plus de securite, nous ferons une bonne partie du chemin sur l'autoroute a contre sens. Celle ci passe juste a cote de la carratera et je vous rassure, est en travaux. Lorsque nous y croisons des ouvriers, nous sommes acclamés par un concert de Klakson. Les gens sont souriant et nous encouragent. C'est vraiment super. Les kilometres sont ainsi plus faciles et nous pouvons admirer un peu la paysage (un parc naturel tout de meme ...). A 20 km de Algecira nous avons rempli notre contrat de la journee, nous sommes epuise apres cette journee de haute montagne (nous sommes toujours en suisse ...). A 50 m de la route, derriere des rabre et des buissons, nous plantons la tente sous un ciel extremement menacant. Celui ci en restera aux menaces jusqu'au dinner (avec une omelette, c'est une premiere) que nous passerons au sec. Nous pouvons ensuite nous couche, a 22h00 comme des bienheureux.

 

 

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BILAN ESPAGNE

 

 

            Nous sommes arrivés en Espagne par les Pyrénées au nord et sommes descendus jusqu'au sud a Gibraltar en coupant ainsi le pays en deux. Le trajet de 1000 km a duré un peu moins de un mois.

 

            L'arrivée par le nord s'est faite dans les montagnes des pennées et contrairement a ce que nous avions imaginé les montagnes ont continué jusqu'au centre du pays (A Madrid a peu près). Nous sommes restés ainsi plusieurs semaines au dessus de 1000 m d'altitude ! Madrid est quasiment encore dans les montagnes a 600 m d'altitude (capitale la plus haute d'Europe). Cela nous a permis d'observer de magnifiques paysages, que seul la montagne peut nous offrir mais cela a été très dur physiquement, vu que ce sont les premières réelles montagnes que nous avons traversées dans le voyage.

            Tout le nord de l'Espagne ne correspond pas a l'image que l'on se fait du pays : très montagneux, avec un climat rude (nous avons eu très froid) et des habitants assez peu ouverts. Nous n'avons en effet jamais été accueilli dans des granges ou des garages comme c'était souvent le cas en France. Dans les petits villages, les portes se fermaient à notre arrivée.

            Nous nous sommes donc souvent tournés vers les prêtres pour trouver un abris pour la nuit ou un lieu ou planter la tente. Ceux ci sont nombreux et le pays très pratiquant dans les campagnes. Il n'était pas rare de trouver des églises bien remplies en pleine semaine.

            Plus on descent vers le sud plus on trouve des gens accueillants, un climat plus chaud et une ambiance plus conforme à l'idée que l'on se fait de l'espagne. La majorité des terres est consacrée aux cultures et nous sommes ainsi passé devant des champs d'oliviers, de cotons, d'orangers (très répandus, certaines rues des villes en sont bordées), de mandariniers, etc... C'est aussi en descendant vers le sud que l'on trouve de plus en plus de traces de la culture arabe. Les Arabes ont en effet occupé le sud de l'Espagne pendant plusieurs siecles et la majorité des monuments historiques des villes du sud (notamment Cordoue et Séville ou nous sommes passés) datent de cette époque. En ce qui concerne les reliefs, la partie sud du pays ne contient pas de montagnes, mais nous avons pourtant rencontré certaines zones très vallonnées contenant de fortes cotes (notamment le sud de l'Andalousie).

 

            La campagne n'est pas organisée comme en France : les exploitations sont plus grandes et centralisées dans des villages assez gros. Nous pouvions ainsi parcourir plusieurs dizaines de kilomètres sans rencontrer âmes qui vivent. Ce n'est pas possible en France ou l'on croise toujours soit des fermes isolées soit des petits villages.

            Les villes sont quant à elles généralement très animées. Dans le nord, elles sont assez modernes et moches (sur notre chemin en tout cas) et des qu'on descent vers le sud beaucoup plus jolies. Nous en avons profité en visitant de nombreuses villes : Ségovie, Madrid, Tolède, Cordoue et Séville.

            Sur les routes, nous n'avons pas eu de frayeurs puisque quasiment toutes possèdent une espèce de bas coté goudronné sur lequel nous n'étions pas inquiétés par la circulation.

 

            Au niveau politique, le régime est une monarchie constitutionnelle. Le roi Juan Carlos primero a établi ce régime voila maintenant plus de 20 ans. Il n'a maintenant plus aucun pouvoir et n'intervient pas dans le débat politique. C'est le Premier ministre, Jose Maria Aznar, qui dirige le pays. Le pays n'est pas centralisé comme en France mais composé d'une vingtaine de régions (comme l'Andalousie, la Galice ou le pays Basque) qui possèdent une assez grande autonomie. Les gens revendiquent parfois plus leur appartenance a une région qu'au pays.

            Les gens que nous avons rencontrés ne portent pas le roi dans leur cœur l'accusant généralement de gaspiller l'argent du contribuable et de n'avoir aucune utilité. De la même façon, ils ne sont pas en accord avec la politique de Jose Maria Aznar. Ils ne sont apparemment pas représentatifs de la population espagnole puisque les dernières élections ont conforté Aznar et que les médias parlent énormément de la famille royale. Au moment ou nous sommes passés, le prince venait juste d'annoncer ses fiançailles et chaque journal y consacraient une grande partie de ses pages, en montrant toujours les mêmes photos.

 

            Au niveau culinaire, la plus grande différence avec la France concerne l'apéritif. Il est généralement copieux et composé de toute sorte de pièces appelées tapas. On y trouve les éléments traditionnels de l'apéritif français mais aussi des choses plus cuisinés comme du boudin écrasé avec de l'œuf ou les intestins de vache en sauce ou encore des coquillages. A dire comme ça fait pas rever mais c'est délicieux! Les autres particularités culinaires sont la forte consommation de tortillas de patata (omelettes aux pommes de terre) et de pain grillé avec de l'huile d'olive au petit déjeuner !

            Notre repas typiques était : galetas Marias (petits biscuits) avec confiture pour le petit dej; sandwich paté + sandwich fromage + oranges au déjeuner; riz ou pate + ketchup + fromage en poudre + oranges pour le dîner

 

            En ce qui concerne la récolte de dessins elle a été fructueuse, puisqu'en dehors de l'école que nous avons pu rencontrer, nous avons aussi rencontré des enfants dans la rue sur notre chemin. Dans les dessins que nous avons récoltés, nous retrouvons les mêmes thèmes qu'en France, avec un peu plus de rêves de footballeur peut être... En effet, le football tient ici une place très importante, même les gens qui ne s'y intéressent pas connaissent les clubs et le classement du championnat !

 

En conclusion, nous pouvons dire que l'Espagne bien que très proche de la Française possède quelques différences culturelles qui nous ont amusés. Par ailleurs, le pays possède une diversité de paysages tous magnifiques et de très belles villes.

 

 

 

France (départ)

Espagne

Maroc

Sénégal

Argentine

Chili

Taiwan

Chine

Vietnam Cambodge Thailande Malaisie

Scandinavie

Allemagne

Pays-Bas

Belgique

France (Retour)

 

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